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Saison du Poissons : plonger dans les eaux profondes

Dans cet article, je t’emmène explorer la saison du Poissons à travers une lecture astrologique, symbolique et psychologique – par Hélène TURNER Astrologue spécialisée en astrologie psychologique.

Saison du Poissons : plonger dans les eaux profondes

As-tu remarqué qu’il y a des périodes de l’année où l’on ne sait plus très bien où l’on en est ? Et, pour moi, la saison du Poissons fait partie de celles-là.

Après la quête de liberté de la saison Verseau, on se retrouve dans une forme de flottement, comme si le sol n’était pas aussi solide que ça sous les pieds. Et dans ma perception, ce n’est pas un calme réparateur non plus.

La saison du Poissons commence généralement autour du 19 février et se termine autour du 20 mars. En astrologie, c’est la fin d’un cycle complet . La dernière étape avant que le Bélier ne vienne tout relancer.

Alors peut-être que tu te sens fatigué(e) sans raison précise. Peut-être que tu as l’impression de flotter entre deux états, deux envies, deux versions de toi-même. Ou peut-être encore que les émotions montent sans prévenir, sans logique apparente. Et ça peut sembler normal ca la saison du Poissons est un entre-deux.

Saison du Poissons dans une lecture psychologique et symbolique.

L’essence symbolique de la saison du Poissons

On réduit souvent le Poissons à un signe un peu « mou », rêveur, déconnecté du réel. Il peut même être aussi relié à un signe de « victime ». Mais pour moi, c’est un raccourci qui passe à côté de l’essentiel.

Le Poissons est le dernier signe du zodiaque. Et ce n’est pas anodin. Il porte en lui la mémoire de tout le cycle, l’expérience des onze signes qui le précèdent. Cela peut expliquer pourquoi il est si perméable. Si tu veux aller plus loin sur cette idée, j’en parle dans mon article sur les énergies des signes astrologiques au fil des saisons.

L’eau du Poissons n’est pas celle du Scorpion, profonde et silencieuse comme un lac noir. Ce n’est pas non plus l’eau nourricière du Cancer. L’eau du Poissons, c’est l’océan, l’eau sans frontières, sans fond, celle où tout se mélange, se dissout et se régènère.

Les grands archétypes de cette saison

La saison des Poissons porte de grands archétypes :

  • le mystique qui perçoit au-delà du visible,
  • le guérisseur qui accompagne par la présence et la compassion,
  • mais aussi l’artiste qui traduit l’indicible en images, en sons, en mots.
  • Et dans son ombre, le martyr qui se sacrifie en croyant aimer.

Mais il y a aussi dans cette énergie une quête d’absolu et d’idéal qui peut se manifester de différentes façons. Il peut être d’une grande douceur, avoir une ouverture au monde presque sans filtre, mais aussi un besoin profond de se relier à quelque chose de plus vaste que soi.

Quand la sensibilité se transforme en armure

Et puis, il y a l’autre visage du Poissons. Celui dont on parle peu, je trouve.

Dans ma pratique, j’observe régulièrement des personnes qui portent une énergie Poissons fortes et qui se montrent assez rigides, autoritaires, parfois très dures. Cela peut surprendre quand on connaît la réputation du signe. Et pourtant, c’est un mécanisme que je trouve profondément cohérent.

Le Poissons est tellement perméable, tellement vulnérable dans sa nature profonde, que certains vont construire une forme d’armure pour survivre. Et finalement, peut être que plus la sensibilité est grande, plus la carapace peut être dure en surface, comme si laisser entrer les émotions représentait, et bien, un risque de noyade.

Ce que j’observe souvent, c’est que quand cette sensibilité remonte à la surface, une émotion se manifeste mais presque immédiatement, le masque de dureté revient. Car peut être que rester ouvert peut sembler trop menaçant.

Alors bien sûr, il faudra regarder ce que le thème raconte par rapport à tout ça car il va donner la vraie nuance. Et puis, il peut aussi y avoir un lien possible avec l’axe Poissons / Vierge. La Vierge, en tant que polarité opposée, peut se manifester en compensation par le contrôle, l’ordre, la rigidité mentale. Tout ça pour contrebalancer, en quelques sortes, le chaos émotionnel neptunien.

Neptune et Jupiter : se perdre et se retrouver

Neptune : l’eau qui dissout les frontières

La planète maîtresse du Poissons est Neptune. Elle est associée à l’invisible, au rêve, à l’intuition, à la musique, à la créativité. Mais aussi à l’illusion, à la confusion et à la fuite.

Pendant la saison des Poissons, Neptune peut agir comme un voile qui se pose sur le réel. Les frontières deviennent floues que ce soit entre soi et l’autre, entre ce que l’on ressent et ce que l’on imagine, entre le vécu et le projeté, etc. C’est une période où l’on peut percevoir des choses d’une justesse remarquable… ou se tromper complètement.

La beauté de Neptune, c’est cette capacité à ressentir au-delà du visible. Son danger, c’est de confondre ce que l’on ressent avec ce qui est réel.

Jupiter : la foi qui relie

Avant la découverte de Neptune, le Poissons était associé à Jupiter, la planète de la foi, de l’expansion et de la quête de sens. Nous l’avions déjà rencontré pendant la saison du Sagittaire. Ici, Jupiter agit différemment.

Dans le Poissons, Jupiter ne cherche pas à comprendre par la pensée. Il cherche à croire et à ressentir une cohérence plus grande, même quand on ne sait pas trop où on va. Ici, on pourrait dire que c’est la foi au sens large et elle n’est pas nécessairement religieuse. C’est vraiment cette idée où on a confiance que la vie a un sens, même dans des périodes un peu compliquées.

La double maîtrise Neptune/Jupiter peut donner un paradoxe entre se dissoudre ou se relier à plus grand que soi. Et c’est peut être entre ces deux pôles que l’énergie des Poissons oscille.

La Maison 12 : ce qui reste dans l’ombre

La saison des Poissons est liée à la Maison 12 en astrologie. Et cette maison, on l’édulcore souvent en la réduisant à « la maison de la spiritualité ». Mais c’est bien plus complexe que cela.

La Maison 12, c’est la maison de l’inconscient, oui. Mais c’est aussi celle de l’enfermement que ce soit littéral et psychologique. Historiquement, elle est associée aux hôpitaux, aux prisons, aux lieux de retrait forcé. C’est aussi la maison des addictions, des secrets, de l’auto-sabotage, des sacrifices que l’on fait sans même s’en rendre compte. La maison où l’on peut se perdre soi-même.

Mais la Maison 12 est aussi un espace d’une richesse immense. C’est aussi le lieu de la solitude féconde, du rêve comme espace de vérité. Au sens psychologique, c’est l’inconscient qui parle par images, celui que Jung décrivait quand il parlait du dialogue avec les profondeurs. C’est aussi le lieu des mémoires invisibles, des mémoires karmiques ou encore transgénérationnelles.

Dans ma perception, cette maison demande du discernement et de l’accompagnement. C’est précisément pour cela que, dans ma pratique, je ne m’y aventure jamais vraiment à la légère (bon en même temps, avec mon soleil en Scorpion je ne saurai pas faire 😉 ).

Ce que la saison des Poissons vient réveiller

Perméabilité et fusion : le défi des limites

Si tu te sens particulièrement perméable en cette période, ce n’est pas un hasard. La saison des Poissons peut réveiller un besoin profond de fusion avec l’autre, avec le monde, avec quelque chose de plus grand que soi. Mais elle peut aussi rendre difficile la distinction entre ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre.

C’est un peu la saison de « l’éponge émotionnelle ». Celle où on peut absorber les émotions, les angoisses, les attentes de ceux qui nous entourent… et finir par ne plus savoir ce que l’on ressent vraiment.

C’est aussi une période où des peurs peuvent être ravivées. Comme par exemple, la peur du réel (trop dur, trop dense, trop concret), la peur de la séparation (comme si être seul(e) équivalait à ne plus exister), ou encore la peur du vide (ce silence intérieur que l’on cherche à remplir à tout prix).

Hypersensibilité, dépendance affective et sentiment d’abandon

C’est un sujet que je connais bien pour l’accompagner régulièrement en consultation et être moi-même hypersensible. L’hypersensibilité est une composante fréquente chez les personnes qui portent une énergie Poissons forte dans leur thème. Je n’ai jamais considéré que c’était une faiblesse, bien au contraire. Mais quand elle n’est pas comprise, elle peut devenir envahissante.

J’observe souvent que cette sensibilité à fleur de peau s’accompagne de schémas de dépendance affective. Car il peut y avoir le besoin de l’autre pour se sentir exister, mais aussi la peur viscérale de l’abandon, ou encore la difficulté à être seul(e) sans se sentir vide. Comme si l’identité ne pouvait tenir que dans le regard de l’autre.

Le lien avec la Maison 12 peut permette de comprendre que ces schémas sont souvent inconscients, hérités, enracinés dans des dynamiques familiales anciennes. Et le lien avec Neptune l’est tout autant car la frontière entre « je t’aime » et « je me perds en toi » peut devenir tellement floue.

La saison des Poissons peut donc venir appuyer sur ces endroits-là pour nous inviter à en prendre conscience et à utiliser notre discernement.

Spiritualité et amour : entre élévation et illusion

Je vais être assez directe ici. Le Poissons porte un besoin authentique de reliance spirituelle. Ce besoin est beau, grand, profond et légitime. Mais Neptune peut aussi entraîner vers des illusions : le sauveur, le gourou, la fuite dans le « tout est amour / tout est lumière » qui évite soigneusement de regarder la réalité en face.

J’ai moi-même évolué sur ces sujets. Et dans ma pratique, je vois régulièrement les dérives que cela peut produire. Je vois, par exemple, des personnes qui se réfugient dans une spiritualité désincarnée pour éviter de regarder ce qui fait mal. C’est un mécanisme de protection qui peut être nécessaire à une période de vie. Et je suis passée par là aussi. Mais à un moment, le voile doit tomber afin de pouvoir retrouver sa souveraineté.

Et puis il y a l’amour. Le Poissons porte un idéal de fusion amoureuse, d’amour inconditionnel, de don total. C’est magnifique tant que cela ne devient pas un sacrifice de soi. Car l’amour véritable demande aussi des limites, du discernement, et la capacité à rester soi dans le lien. C’est d’ailleurs toute la tension de l’axe Poissons/Vierge : la dissolution face à l’incarnation.

Pour moi, la vraie spiritualité du Poissons, ce n’est pas la fuite dans l’éthéré mais c’est la compassion lucide.

Si cette saison réveille des questions sur ta vie affective, sur ta manière d’aimer ou de te protéger, ma consultation Comprendre l’amour est pensée pour explorer ces dynamiques en profondeur.

Vesta : le feu sacré dans le silence

Je souhaite évoquer ici Vesta, un astéroïde que j’intègre de plus en plus dans mes lectures d’approfondissement quand c’est pertinent. Vesta est traditionnellement associée au feu sacré et aux signes de feu. Mais dans ma perception, elle est aussi profondément liée au sacré au sens large. Et le sacré, c’est aussi le Poissons.

Vesta, c’est la vestale qui entretient la flamme dans le temple. C’est la dévotion intérieure et le recueillement. C’est un feu qui ne s’éteint pas même dans l’obscurité de la Maison 12.

Et finalement, c’est une manière de parler de spiritualité incarnée. Le sacré ne se trouve pas nécessairement dans les grandes illuminations. Il se trouve parfois dans le geste répété, dans les petits gestes du quotidien, dans la fidélité à ce qui nous porte…

Le chemin d’évolution

Ce que la saison des Poissons nous invite à apprendre tient peut-être en quelques mots :
– être dans le monde sans s’y fondre (j’utilise souvent l’image du morceau de sucre qu’on trempe dans le café pour expliquer cette énergie Poissons).
– Incarner la compassion sans se sacrifier.
– Ressentir sans se noyer.
– Aimer sans se perdre.
– Poser des limites tout en gardant le cœur ouvert.
– Trouver l’équilibre entre le rêve et le réel

Les eaux sans limites sont une représentation de la saison astrologique du poissons

Le Loch Ness : les eaux noires de l’âme

La légende du puits sacré

J’en ai souvent parlé sur Instagram, mais mon Grand-dad écossais avait une manière bien particulière de raconter les histoires. Sa voix prenait une tonalité grave, un peu rauque, qui me faisait comprendre qu’on entrait dans quelque chose d’important.

Un jour, il me raconta que bien avant que le Loch Ness n’existe, il y avait à cet endroit-là une vallée magnifique, abritée par de hautes montagnes, couverte d’herbe et d’arbres. Au cœur de cette vallée, un druide nommé Daly avait béni un puits dont l’eau guérissait tous les maux. Il avait posé une pierre pour protéger la source et avait ordonné que chaque fois qu’on la retirerait pour puiser l’eau, on la remette aussitôt en place.

Un jour, une jeune mère vint puiser de l’eau. Et alors qu’elle soulevait la pierre, un cri de son enfant la fit courir vers lui. Le puits resta ouvert. Et l’eau jaillit, encore et encore, submergeant la vallée tout entière. Les habitants, fuyant vers les hauteurs, car un immense lac avait envahit toute la vallée.

Bien plus tard, on entendra parler du monstre du Loch Ness… et il se chuchote qu’il serait le dernier dragon d’eau vivant sur la planète. Mais ce n’est pas de lui que je veux parler aujourd’hui.

Cette légende sur la création du Loch me touche profondément. Et pas seulement parce qu’elle vient de chez moi.

Elle raconte, en quelques mots, la dynamique neptunienne avec l’eau qui envahit tout quand on ne pose pas de limites. On retrouve le cadre oublié, la pierre non replacée, et la compassion maternelle (qui est un élan d’amour pur vers son enfant) et tout ça provoque l’inondation. Je pourrai dire que c’est la beauté et le drame du Poissons en une seule image.

L’eau opaque : métaphore de l’inconscient

Le Loch Ness est le plus grand lac d’Écosse par volume. Il contient à lui seul plus d’eau que tous les lacs d’Angleterre et du Pays de Galles réunis. Sa profondeur atteint 230 mètres. Et son eau est noire, opacifiée par la tourbe des montagnes alentour et il ne gèle jamais.

Et depuis des siècles, les gens y projettent un monstre. Quelque chose d’immense, d’insaisissable, qu’on croit apercevoir sans jamais pouvoir le prouver. Malgré de nombreux témoignages recensés, aucune preuve formelle n’a été trouvée à ce jour. Et pourtant, on continue de chercher.

Psychologiquement, c’est exactement ce que fait Neptune. Nos profondeurs intérieures sont opaques. On y projette nos peurs, nos fantasmes, nos espoirs les plus intimes. Et la question n’est peut-être pas de savoir si le « monstre » existe. C’est de comprendre ce que notre besoin de le chercher raconte de nous.

Le Kelpie : quand l’eau séduit pour noyer

Le folklore écossais regorge d’esprits de l’eau. Et parmi eux, le Kelpie est sans doute le plus troublant. Si j’en parle aujourd’hui, c’est aussi parce que je le trouve intéressant pour comprendre l’énergie Poissons.

Le Kelpie est une créature métamorphe qui hante les lochs et les rivières. Le plus souvent, elle apparaît sous la forme d’un magnifique cheval noir, docile, presque trop beau pour être vrai. Parfois, elle prend une forme humaine, celle d’un homme séduisant. Elle attire, rassure, invite à monter sur son dos. Mais une fois que l’on est monté, sa peau devient collante.

Impossible de descendre. Et le Kelpie plonge dans les eaux profondes, emportant sa proie avec lui.

Symboliquement, le Kelpie incarne le versant ombre de Neptune : l’addiction, la relation toxique, le sauveur qui détruit, l’illusion qui a l’apparence d’un cadeau. C’est typiquement ce qui brille en surface mais qui noie en profondeur.

La saison des Poissons nous invite à développer le discernement face à ces Kelpies intérieurs en reconnaissant ce qui nous séduit pour mieux nous protéger, sans pour autant fermer notre cœur.

Les eaux profondes du Loch Ness en écho à la saison du Poissons en astrologie

Et si cette saison des Poissons résonne en toi…

Comprendre l’amour

Si la saison des Poissons réveille des questions autour de ta vie affective, de tes schémas amoureux, ta manière d’aimer, de t’attacher ou de te protéger, je propose une consultation spécifiquement dédiée à l’amour.

Ensemble, nous explorons ce que ton thème raconte de tes besoins affectifs, de tes dynamiques relationnelles et du type de partenaire qui peut t’attirer.

Des racines à ton chemin d’évolution

Si c’est plutôt un flou identitaire, une fatigue profonde ou un questionnement existentiel que cette saison active, ma séance Des racines à ton chemin d’évolution t’aide à remettre de la clarté sur ce qui te fonde, ce qui t’anime et la direction vers laquelle la vie t’invite à aller.

Astro karmique : aller dans les profondeurs

Le Poissons et la Maison 12 sont directement liés aux mémoires karmiques et transgénérationnelles, aux schémas hérités, aux dynamiques invisibles qui se répètent de génération en génération.

Je reçois de plus en plus de demandes en astrologie karmique et j’ai fait le choix de le proposer uniquement en deuxième séance par éthique. Dans ma perception, ce n’est pas un sujet que l’on aborde à la légère. C’est un terrain sensible, et je dois m’assurer que la personne se connaît suffisamment et se comprend bien avant d’aller dans le karmique et le transgénérationnel.

Pour finir sur la saison des Poissons

La saison des Poissons est une saison de passage. La dernière porte avant que le cycle ne recommence, avant l’arrivée du printemps.

Elle nous demande d’accepter le flou, de ne pas tout contrôler, de laisser mourir ce qui doit mourir. C’est peut-être l’un des actes les plus courageux qui soit.

Je te souhaite une très belle saison des Poissons,

Hélène 🧚

Pour aller plus loin :
– Les énergies des signes astrologiques au fil des saisons
Saison du Verseau : retrouver la liberté
Saison du Scorpion : transformation, vérité et renaissance intérieure
– Retrouve-moi sur mon compte Instagram

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