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Saison du Taureau : l’art de s’enraciner en astrologie

Découvre mon article sur la saison du Taureau dans ma pratique d’astrologue spécialisée en astrologie psychologique, par Hélène TURNER.

Saison du Taureau : l’art de s’enraciner

La Saison du Taureau est une saison que j’affectionne particulièrement. Car elle nous permet de connecter profondément à la Terre, d’écouter son histoire et de voir la Nature s’épanouir sous le soleil printanier.

La sève continue sa montée mais plus lentement. Les bourgeons sont devenus feuilles. L’aubépine, l’arbre aux fées, se couvre de fleurs blanches et attire de nombreuses abeilles, comme l’arbre de Judée. Sans oublier, les oiseaux qui perfectionnent leurs nids et, pour certains, commencent à nourrir leurs oisillons. Le chant du coucou se fait entendre au loin. Les tulipes s’épanouissent pleinement…

La saison du Taureau commence généralement autour du 20 avril et se termine vers le 20-21 mai. Elle arrive juste après l’effervescence de la Saison du Bélier, comme pour ralentir le pas et inviter à s’ancrer.

Le Bélier nous avait sorti de l’hiver avec son impulsion vitale. Avec le Taureau, on peut sentir que l’énergie de la Terre est puissante, active, fertile et riche de promesses. Je dis souvent qu’il incarne l’éloge à la lenteur car il y a cette notion de prendre le temps de.

La saison du Taureau porte l’art de s’enraciner.

La Saison du Taureau en astrologie corresponde à l'art de s'enraciner pour forger sa sécurité intérieure

Du Bélier au Taureau : du Feu à la Terre

Dans le cycle astrologique, chaque signe prolonge le précédent et prépare le suivant. Après l’étincelle du Bélier qui a dit « je suis », le Taureau vient dire « je prends racine ». La Terre incarne, donne une forme, un corps, un rythme, une durée.

On réduit souvent le Taureau à un signe matérialiste, possessif ou têtu. C’est celui qui aime trop les plaisirs, qui résiste au changement, qui s’accroche à ce qu’il a. Mais pour moi, c’est un raccourci qui passe à côté de ce que cette énergie porte vraiment.

Le Taureau est le premier signe de Terre du zodiaque. Il porte la question fondamentale de l’ancrage, du rapport au corps et de ce qu’on construit de solide dans sa vie. Il enseigne que rien ne peut durer sans racines, et que les racines demandent du temps pour pousser.

Si tu veux en savoir plus sur la manière dont chaque signe raconte une étape du cycle de la Nature, je t’invite à lire mon article sur les énergies des signes au fil des saisons.

L’essence symbolique du Taureau

Le Taureau, c’est la main qui prend la graine lancée par le Bélier et qui la met vraiment en terre. C’est le geste qui transforme l’intention en matière.

Dans la roue du zodiaque, il ouvre la voie de l’incarnation et en ce sens, il peut poser cette question :

« Maintenant que tu existes, sur quoi vas-tu t’appuyer ? Où sont tes ressources, tes racines, ton rapport au corps, ce qui te donne un sentiment de sécurité vraiment durable ? »

Le Taureau c’est une Terre qui est vivante, humide, nourricière et fertile. C’est celle des prairies au printemps, des sous-bois après la pluie, des jardins que l’on prépare pour récolter plus tard. C’est une énergie lente, régulière, qui est loin de la précipitation. Et à ce titre, dans ma perception, il est le signe le plus yin des signes de Terre.

Il rappelle qu’on ne construit rien de durable sans fondations solides.

Les archétypes du Taureau

Le signe du Taureau porte plusieurs archétypes qui ont chacun leur sens et qui activent des dynamiques de la psyché.

La Gardienne ou le Gardien de la Terre

Gardienne des rythmes lents, elle connaît le temps de la croissance. Elle sait que la Vie de demande un sol fertile, de la patience et une attention particulière. La gardienne de la Terre veille sur ce qui germe, elle protège ce qui est en train de se construire. Elle connaît la valeur de ce qui est stable. Et elle porte la mémoire de ce qui dure et de ce qui nourrit le monde.

L’Artisan(e)

C’est la part de nous qui travaille la matière avec soin. L’Artisan(e) sait que la maîtrise passe par le temps et la répétition, et que chaque étape a sa valeur propre. Ce geste précis et répété finit par créer quelque chose de beau et de solide.

L’Épicurien(ne)

Il fait du plaisir une voie de sagesse. C’est l’art de sentir ce qui nourrit en profondeur. C’est savourer un bon repas, prendre le temps de s’émerveiller devant un moment de beauté, ou encore se faire plaisir que ce soit en allant chez le coiffeur, en s’achetant un nouveau vêtement ou tout simplement en travaillant la matière (le bois, l’argile etc…). L’Épicurien(ne) avance au rythme du corps, convaincu que la vie se savoure.

Le Sensuel ou la Sensuelle

Il avance guidé par ses sens que ce soit le toucher, le goût, l’odorat, la vue, l’écoute. Un parfum, une texture, une lumière lui font sentir que le corps est un lieu de vérité, et lui font prendre conscience le corps comprend avant le mental. Il est dans la présence incarnée et la pleine relation au monde par les sens.

Dans son ombre

Dans ma pratique, j’observe souvent des personnes qui portent une énergie Taureau forte et qui, paradoxalement, n’arrivent pas à se sentir en sécurité intérieurement. Elles cherchent la stabilité partout à l’extérieur, dans les possessions, le contrôle, l’accumulation, les plans minutieusement établis. Mais le sentiment de sécurité profonde leur échappe.

On peut se poser la question si ces personnes ont pu être « déracinées » d’une certaine manière assez tôt dans leur vie que ce soit par des déménagements répétés, une instabilité familiale, une relation au corps abîmée ou un peu compliquée. Car l’enfant qui n’a pas trouvé de sol stable sous ses pieds devient parfois un adulte qui court après la sécurité sans jamais la sentir à l’intérieur de lui.

À l’inverse, je rencontre aussi des personnes qui s’enferment dans l’immobilisme, de peur que tout s’écroule. Elles restent dans des situations, des relations, des fonctionnements qui ne les nourrissent plus, simplement parce que l’inconnu fait plus peur que ce qui blesse.

Dans les deux cas, l’énergie Taureau est en souffrance. Elle cherche la sécurité là où elle ne peut pas la trouver.

Bien sûr, il faudra toujours regarder ce que le thème raconte dans son ensemble (la position et les aspects de Vénus, la Maison 2, les aspects à la Lune, l’élément Terre dans le thème etc) pour comprendre les vraies nuances de cette énergie Taureau.

Des fleurs épanouies pour la saison du Taureau

Vénus, la planète maîtresse du Taureau

La planète qui gouverne le Taureau est Vénus. Dans l’imaginaire collectif, Vénus est souvent réduite à l’amour romantique, à la féminité ou à la beauté. Mais c’est, là encore, un raccourci.

Vénus, en astrologie, c’est ce que tu aimes et ce qui t’apaise. C’est le rapport à la valeur : ce que tu valorises chez toi, chez l’autre, dans la vie. Mais c’est aussi ton rapport au plaisir, à ce qui nourrit, à ce qui rend la vie digne d’être vécue.

Vénus règne sur deux signes : le Taureau et la Balance. Et c’est intéressant d’observer comment la même planète s’exprime différemment dans chacun.

Vénus Aphrodite dans le Taureau, Vénus Urania dans la Balance

Quelle que soit l’époque ou la discipline, de Platon (philosophe grec) à Valens (astrologue hellénistique) et Firmicus Maternus (astrologue et écrivain romain), tous reconnaissent une double nature de Vénus, l’une terrestre et l’autre céleste.

Cette distinction sera plus tard associée par la tradition astrologique aux deux domiciles de la planète, le Taureau et la Balance.

Platon, notamment, distinguait déjà deux visages d’Aphrodite (Vénus) :
Aphrodite Pandémos, qu’on peut relier à l’amour terrestre, incarné et sensuel.
– Et Aphrodite Urania, qu’on peut relier à l’amour céleste, élevé et spirituel.

Cette distinction a été reprise en astrologie psychologique pour éclairer les deux signes que Vénus gouverne.

Dans le Taureau, Vénus est Aphrodite. Elle est incarnée, sensuelle, liée au plaisir du corps, à la sensorialité, à ce qui se goûte et se touche. Elle aime ce qui dure, ce qui nourrit, ce qui enracine. Son amour est lent, fidèle, ancré dans le réel.

Dans la Balance, Vénus devient Urania. Elle est plus mentale, esthétique, tournée vers l’harmonie des relations et la beauté des idées. Son amour passe par la rencontre de l’autre, le dialogue, l’équilibre.

Les deux sont Vénus. Mais dans le Taureau, elle enracine alors que dans la Balance, elle relie.

Le Mythe d’Europa et le taureau blanc

Dans la mythologie grecque, Europa, ou Europe, est une princesse phénicienne, soeur de Cadmus et mère du roi Minos et grand-mère d’Ariane. Un jour qu’elle cueillait des fleurs au bord de la mer, Zeus la voit et tombe sous son charme.

Pour l’approcher, il se transforme en un magnifique taureau blanc, d’une beauté et d’une douceur telles qu’Europa s’en approche sans crainte. Fascinée, elle finit par monter sur son dos.

Le taureau s’élance alors vers la mer et l’emporte jusqu’en Crète. De leur union naîtront trois fils, dont Minos, futur fondateur de la dynastie crétoise.

Ce qui me touche dans ce mythe, c’est le moment où Europa ose monter sur le taureau. Ce geste symbolise la capacité à dire oui à sa propre puissance instinctive, à faire confiance à son corps, à l’élan intérieur, sans tout contrôler mentalement. Elle ne sait pas où elle va. Mais elle monte.

Dans mon esprit, Europa symbolise l’énergie du Taureau dans le sens où elle invite à suivre ce qui est vivant en soi. En montant sur le dos du Taureau, elle incarne un courage calme. Et c’est peut-être ce que cette saison du Taureau nous demande aussi. Ce n’est pas de savoir forcément où on va mais de sentir ce qui est vivant et d’oser le suivre.

Quand la puissance instinctive est enfermée

La suite du mythe est intéressante aussi. Quand Minos, devenu roi, refuse de sacrifier à Poséidon un taureau magnifique qu’il lui devait, le dieu se venge en rendant Pasiphaé, la femme de Minos, folle de désir pour l’animal. De cette union naîtra le Minotaure, créature mi-homme mi-taureau, aussitôt enfermée dans le Labyrinthe.

Ce versant du mythe approfondit l’énergie Taureau avec l’idée que quand la puissance instinctive est niée, refoulée ou enfermée, elle devient monstrueuse. Ce qui n’a pas pu être vécu dans le corps, dans le désir finit par se manifester sous une forme brute et incontrôlable.

Si cette saison réveille des questions sur ta manière d’aimer, de désirer ou de t’engager, ma consultation Comprendre l’amour est pensée pour aller au cœur de ces dynamiques.

Beltane : la Terre en pleine puissance

La saison du Taureau porte en son cœur l’une des fêtes les plus anciennes du calendrier celtique : Beltane. Célébrée autour du 1er mai, Beltane marque le passage du printemps à l’été. En astrologie, elle correspond au moment où le Soleil atteint 15° du Taureau, soit le milieu exact de la saison.

Chez les Celtes, l’année se divisait en deux grandes saisons : l’hiver, qui commençait le 1er novembre avec Samhain, et l’été, qui s’ouvrait le 1er mai avec Beltane. Ces deux fêtes se font face dans la Roue de l’année, comme le Taureau et le Scorpion se font face dans le zodiaque.

Beltane est associée à Belenos, dieu gaulois de la lumière et du feu. On allumait de grands feux pour célébrer la fertilité et la vitalité de la Terre, pour honorer le Soleil et l’abondance de la Nature en train de se déployer. C’était un moment de communion avec le vivant, de gratitude pour ce qui pousse et se renouvelle.

Si tu veux aller plus loin sur ces passages saisonniers et leur signification, j’en parle dans mon article sur la Roue des saisons et des fêtes traditionnelles celtes.

Saison du Taureau, et si c'était le moment de prendre soin de sa sécurité intérieure ?

La Maison 2 : ressources, valeur et estime de soi

Le Taureau et Vénus sont reliés à la Maison 2 en astrologie. Si la Maison 1, associée au Bélier, parle de qui tu es et de comment tu entres dans le monde, la Maison 2 parle de ce que tu as, au sens large.

Les ressources au sens large

Avec la maison 2, la question des ressources est centrale. Ce sont tes ressources matérielles bien sûr (l’argent, les biens, tout ce qui te permet de vivre concrètement et te sentir en sécurité matériellement), mais ce sont aussi tes ressources corporelles (ta vitalité, ton énergie ou encore ta capacité à construire quelque chose dans le temps).

Mais il ne faut pas oublier tes ressources intérieures (tes talents, tes dons naturels, ce sur quoi tu peux vraiment compter).

La Maison 2 peut expliquer comment tu construis ta sécurité, ce qui te nourrit, ce que tu cultives, ce sur quoi tu t’appuies et ce que tu produis de concret dans le monde. Elle montre la manière dont tu transformes ce que tu as en quelque chose de tangilble dans le monde.

L’estime de soi au cœur de la Maison 2

Mais la Maison 2 parle aussi de l’estime de soi. Ce sentiment de valeur personnelle qui ne dépend ni du regard des autres, ni des accomplissements extérieurs. C’est ce que tu vaux, à tes propres yeux, indépendamment de ce que tu fais ou de ce qu’on pense de toi. Car on confond souvent estime de soi et réussite extérieure.

On pense que si on gagne plus, possède plus, accomplit plus, on finira par se sentir digne (voire légitime). Mais la Maison 2 rappelle que ce chemin ne nourrit pas la sécurité intérieure. Il ne fait que déplacer le manque.

La maison 2 parle donc aussi d’une valeur qui ne se mesure pas, qui ne se prouve pas, qui ne dépend pas d’une validation extérieure. C’est un socle intérieur.

Si tu veux comprendre comment ton thème astral peut t’aider, tu peux lire mon article Comprendre son thème astral.

Ce que la saison du Taureau vient réveiller

Le rapport au corps

Le Taureau renvoie directement au corps. Ce n’est pas le corps-machine qu’on gère, qu’on optimise, qu’on discipline, qu’on contrôle etc. C’est le corps comme premier lieu de vie, comme présence mais aussi comme vérité.

Cette saison invite à ralentir pour écouter ce qu’il raconte que ce soit les tensions, les fatigues, les envies, les dégoûts, etc. Le corps est un messager précieux, souvent le premier à savoir ce qui nous convient ou pas, bien avant que le mental l’admette.

Quand c’est approprié, je pose souvent cette question en consultation : quel est votre rapport à votre corps en ce moment ? Est-ce qu’il est un allié, un étranger, un ennemi, un territoire négligé ? La réponse dit beaucoup de ce qui demande à être soigné.

Le rapport au temps et à la lenteur

Le Taureau est un signe lent. Et c’est une qualité notamment dans le monde très compétitif, très yang dans lequel on vit.

Dans une culture qui valorise la vitesse, la performance et l’efficacité, la saison du Taureau invite à retrouver le rythme du Vivant, celui des saisons, des cycles, de la graine qui pousse.

Car finalement, on peut reconnaître que tout ce qui pousse trop vite meurt vite. Un arbre qui grandit trop rapidement a des racines fragiles. Une relation qui s’intensifie trop vite n’a pas le temps de construire ses fondations. Un projet monté dans la précipitation finit souvent par s’écrouler.

Cette saison invite à accepter que certaines choses demandent du temps, et que ce temps n’est pas du temps perdu. C’est le temps de l’enracinement.

La sécurité intérieure

Le Taureau porte la quête de la sécurité mais pas la sécurité qui vient de ce qu’on possède ou contrôle à l’extérieur.

On peut avoir tout et se sentir complètement vide. Selena Gomez avait parlé, il y a quelques années, du fait d’avoir tout et d’être complètement brisée à l’intérieur. On peut vivre dans un logement confortable et ne jamais s’y sentir chez soi. On peut tout planifier et continuer à avoir peur. La sécurité extérieure, c’est à dire un emploi, une relation, un lieu, peut toujours être perdue.

La sécurité intérieure, elle, se construit autrement. Elle naît dans la relation à soi, dans son corps, dans ce qui a vraiment de la valeur pour soi. Elle passe aussi, souvent, par le fait de soigner ce qui, dans l’histoire personnelle, a mis à mal le sentiment d’être en sécurité dans le monde.

Si cette saison du Taureau réveille ces questions, ma consultation Des racines à ton chemin d’évolution est pensée pour explorer en profondeur tes fondations, ton estime de soi et ce qui t’ancre vraiment.

L’axe Taureau / Scorpion

En astrologie, chaque signe existe en relation avec son signe opposé. Le Taureau fait face au Scorpion. Et cet axe indique une tension entre ce qui stabilise et ce qui transforme.

Le Taureau aura tendance à dire : « Je garde, je construis, je savoure, je m’enracine. » Alors que le Scorpion sera plus intéressé par : « Je transforme, je plonge, je lâche, je traverse, je cherche la vérité même si elle est inconfortable. »

Le Taureau veut la continuité alors que le Scorpion veut la métamorphose pour être authentique. L’un protège ce qui a été bâti. Et l’autre sait que rien de vrai ne peut naître sans qu’autre chose meure.

Cette opposition Taureau / Scorpion est nécessaire. Sans le Taureau, le Scorpion n’a rien de stable à partir duquel se transformer. Sans le Scorpion, le Taureau finit par se figer, par s’ankyloser dans ce qu’il a construit.

La saison du Taureau invite à poser des fondations solides, à s’ancrer, à prendre racine sans se figer. Elle rappelle aussi simplement qu’on a le droit de s’arrêter, de consolider, de savourer ce qui est, avant de repartir.

Pour finir sur la saison du Taureau

Le Taureau ne te demande pas de fuir le mouvement. Il te rappelle simplement que pour aller loin, il faut d’abord être enraciné(e) quelque part. Les Gémeaux viendront ensuite, avec leur envie de mouvement et d’échange. Mais avant ça, cette saison t’invite à prendre le temps de sentir, sous tes pieds, la Terre sur laquelle tu vis.

Si tu souhaites en savoir plus sur tes défis, tes potentiels, ton chemin d’évolution ou encore ta manière d’aimer, découvre mes consultations (lien thème astrologique).

Je te souhaite une très belle saison du Taureau.

Hélène 🧚

Pour aller plus loin :

 

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